27 Feb

Non, je n'irai pas à la réunion du vendredi 6 mars au foyer, organisée par la liste Ensemble pour Soudorgues. Pourtant j'aime apporter la contradiction qui est, selon moi, le moyen de la réconciliation. En effet, du débat contradictoire doit émaner le consensus acceptable .

Alors pourquoi ne pas s'y rendre?  Parce que j'ai gardé un très mauvais souvenir de la réunion du vendredi 6 avril 2018 au foyer communal de Soudorgues. Ce jour là , j'ai assisté à la mise en  accusation d'un maire, il s'agissait de Mr C. Milan. J'ai pu constater qu'il était seul contre tous. Ils étaient nombreux à vociférer, à le  conspuer. Venus là pour en découdre. Pas une voix pour le défendre, un véritable lynchage. Visiblement c'était orchestré et le chef d'orchestre était là pour influencer, interpeler le maire, lui demander de démissionner. 

Mais le maire n'a pas voulu faire son autocritique à la mode bolchévik. Il a seulement dit: vous êtes venus me chercher, j'exercerai mon mandat jusqu'à la fin. C'était   téméraire, car finalement ils ont eu sa peau, il  a démissionné ! Mais à la fin il demandait quoi ce maire démissionné ? Tout simplement de tenir compte des faits : la période des vaches grasses était, selon lui, révolue. Scandale criait , à l'unisson la meute.

C'était ça Soudorgues il y a huit ans... et c'est hélas toujours la même chose. La même intolérance avec toutefois des améliorations: aux intimidations verbales d'autrefois succèdent, aujourd'hui , des agressions physiques. Nous avons fait état du comportement inadmissible de Mr P. Grévoul, tête de  la liste ensemble pour Soudorgues (depuis il n'a pas daigné s'excuser) qui nous a pris à partie alors que nous faisions usage de notre liberté d'opinion. Scandale! Saloperies de papiers, disait-il.

Et alors, en pays camisard le droit à la différence n'existe plus? 

A. C